Les deepnudes, générés par IA, créent des images où une personne se retrouve dénudée ou même placée dans des positions sexuelles. Cyberharcèlement, vengeance pornographique, humiliation, dégâts chez les mineurs… le phénomène explose et devient accessible en quelques clics. Les deepnudes, outils de cyberharcèlement créés par l’humain, menacent-ils à jamais la protection des victimes et la capacité de la société à réagir ?
Depuis quelque temps, une nouvelle calamité numérique secoue Internet : les deepnudes. Ces images générées par IA enlèvent les vêtements des gens, parfois les placent dans des situations sexuelles, et transforment n’importe qui en modèle X sans le savoir, ni le vouloir, ni le salaire qui va avec. Pas de panique, les concepteurs, eux, encaissent bien l’argent.
Certains influenceurs, sous couvert de dénoncer, balancent sans gêne les noms de ces sites pour donner des exemples. Résultat : ils leur font de la pub gratuite. Et pendant ce temps, dans les commentaires, c’est open bar : les liens circulent, jamais supprimés, pendant que ceux qui tiennent ces sites engrangent de nouveaux abonnés… et toutes les données qui vont avec.
Dès que vous payez, tout est stocké : infos, images, demandes… rien ne disparaît vraiment. Et quand le site sombre, l’anonymat aussi : tout le monde finit sous les projecteurs.
Victimes Deepnude IA
La vie des victimes bascule vite. N’importe qui peut se retrouver exposé. Le pire ? Souvent, la personne concernée est la dernière à l’apprendre. Collègue à deux doigts d’être promue, candidat en entretien d’embauche : il suffit qu’une image trafiquée ressorte, et tout s’écroule.
Pour les mineurs, c’est catastrophique : déjà cibles privilégiées des harceleurs, ils deviennent la proie idéale de ces IA sans limites. Un selfie, un partage anodin… et l’engrenage commence : harcèlement, réputation détruite, isolement. Certains, pris dans cette spirale, finissent par envisager le pire. Tout ça à cause de quelques impuissants du clavier, rois du vide social : dans la vraie vie, même un crottin de cheval a plus d’utilité qu’eux. Voilà où mène le vide, quand on n’existe que pour rabaisser plus faible que soi.
Côté justice, c’est joli sur le papier : en France, les sanctions ? Souvent 100 euros, pendant que les concepteurs engrangent parfois 100 000 euros (chiffre fictif). Faut pas se mentir : l’argent coule à flot pour propager ces horreurs, pendant que la sanction fait figure de blague.
Prévention : ça peut arriver à tout le monde
Autrefois, il fallait réfléchir avant d’envoyer un nude. Maintenant, même ta photo à la plage ou un simple selfie sur les réseaux peut finir détourné.
Aujourd’hui, il suffit d’un partage anodin pour tout faire basculer. La prévention chez les plus jeunes autour des nudes est-elle encore pertinente ? Est-ce que ça a vraiment un impact ?
On peut se poser la question.
Comme toujours, on répète que << la honte doit changer de camp >> pour faire joli…
Mais combien de jeunes harcelés sont exclus de leur établissement, pendant que leurs harceleurs restent bien protégés, jamais inquiétés ?
Il ne faudrait surtout pas changer un système qui fonctionne si bien pour les coupables.
Tant qu’on continuera d’exclure les victimes pour préserver la tranquillité des vrais responsables, la honte restera toujours du mauvais côté.
CONCLUSION
On peut faire tous les discours de prévention du monde, ça ne changera rien tant qu’une simple photo suffit à devenir une cible. Pointer du doigt les victimes ne protège personne, ça arrange juste ceux qui préfèrent détourner le regard pendant que d’autres trinquent à leur place. Aujourd’hui, la vraie urgence, ce n’est plus d’apprendre aux gens à se cacher, mais de sortir les agresseurs de l’ombre et de leur faire enfin rendre des comptes. Tant que ce sera l’inverse, la honte continuera de s’inviter du mauvais côté de l’écran.
3 choses à retenir :
- Utiliser l’IA pour humilier, c’est tout sauf du progrès.
- N’importe qui peut se retrouver piégé.
- Prévenir, signaler, soutenir : la honte doit enfin changer de camp, pour de vrai.